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Google Play s'ouvre aux stores concurrents dès le 22 juillet

Google va autoriser d'autres boutiques d'applications à s'installer via le Play Store aux États-Unis. Un tournant dans la distribution d'apps sur Android.

Thomas Durand 1 min de lecture
Google Play s'ouvre aux stores concurrents dès le 22 juillet

C'est une décision qui aurait semblé impensable il y a encore deux ans. À partir du 22 juillet, Google va permettre à des boutiques d'applications tierces de se distribuer directement via le Google Play Store aux États-Unis. Autrement dit, vous pourrez bientôt télécharger un store concurrent depuis le store officiel de Google. Oui, ça paraît un peu vertigineux comme concept.

Ce qui change concrètement à partir du 22 juillet

Jusqu'ici, installer une boutique d'applications alternative sur Android relevait du parcours du combattant. Il fallait activer les sources inconnues, accepter des avertissements de sécurité à répétition, et avoir un minimum de courage technique. La majorité des utilisateurs ne s'y risquait pas. Et c'est précisément ce que Google va changer en ouvrant officiellement le Play Store à des apps stores concurrents.

Le principe est simple sur le papier : une boutique tierce pourra désormais être proposée et installée via le Play Store, comme n'importe quelle autre application. Plus besoin de bricoler les paramètres de sécurité. C'est un changement de posture assez net de la part de Google, qui a longtemps défendu son modèle fermé au nom de la sécurité des utilisateurs.

Bon, soyons honnêtes : cette ouverture ne tombe pas du ciel par pure générosité. Elle fait suite à des pressions réglementaires et judiciaires importantes, notamment la décision de justice rendue dans l'affaire Epic Games contre Google, qui a contraint le géant de Mountain View à revoir ses pratiques de distribution.

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Les stores concurrents doivent d'abord passer la case conformité

Attention à ne pas s'emballer trop vite. Le fait que la porte soit ouverte ne signifie pas que vous allez trouver des dizaines de boutiques alternatives sur votre Android dès la semaine prochaine. Google impose un certain nombre de critères techniques et de sécurité que les stores concurrents devront remplir avant d'être accessibles aux utilisateurs.

Ces exigences ne sont pas encore toutes rendues publiques dans le détail, mais l'idée est de s'assurer que les boutiques tierces respectent des standards minimaux pour protéger les appareils et les données des utilisateurs. (Ce qui est une bonne chose en théorie, même si on peut légitimement se demander si Google ne garde pas ainsi un droit de regard confortable sur ses futurs concurrents.)

Résultat : dans un premier temps, le changement visible pour monsieur et madame Tout-le-monde risque d'être assez limité. Les acteurs qui pourraient tirer leur épingle du jeu sont des plateformes qui disposent déjà d'une infrastructure solide, comme Epic Games Store, Samsung Galaxy Store ou encore des services de cloud gaming qui ont leurs propres catalogues d'applications.

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Pourquoi c'est quand même un signal fort

Même si l'impact immédiat reste modeste, il ne faut pas minimiser ce que représente cette décision sur le long terme. Pendant des années, Google a encaissé jusqu'à 30 % de commission sur les achats réalisés via le Play Store. Une concurrence réelle entre stores pourrait faire pression sur ces taux, et donc potentiellement bénéficier aux développeurs, qui pourraient proposer leurs apps moins cher ailleurs.

Et pour les utilisateurs ? La promesse, c'est plus de choix. Des boutiques spécialisées, des catalogues de niche, des conditions d'achat différentes. Mais aussi, soyons clairs, de nouveaux risques si la vigilance n'est pas au rendez-vous. Une boutique moins scrupuleuse qu'une autre peut devenir une porte d'entrée pour des logiciels malveillants.

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Pour l'instant, cette ouverture ne concerne que les États-Unis. Aucune date n'est annoncée pour un déploiement en Europe ou ailleurs. Mais vu les ambitions réglementaires de la Commission européenne sur ces sujets, il serait surprenant que le continent reste longtemps à l'écart de cette dynamique. La vraie question, c'est de savoir si les utilisateurs, une fois la porte grande ouverte, auront vraiment envie de changer de boutique.

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