Les Galaxy S22 Ultra visés par un second recours collectif
Après une première plainte, les propriétaires du Galaxy S22 Ultra remettent ça. Cette fois, c'est pour une violation massive de données privées.
Samsung pensait sans doute en avoir fini avec les ennuis juridiques autour de son Galaxy S22 Ultra. Raté. Les utilisateurs du flagship coréen préparent un second recours collectif contre le constructeur, cette fois pour une violation massive de leur vie privée.
Une nouvelle affaire qui tombe mal
Vous vous souvenez de la première plainte collective qui visait les problèmes de performance du Galaxy S22 Ultra ? Eh bien cette nouvelle procédure n'a rien à voir. Ici, on parle de données personnelles qui auraient été collectées et partagées sans le consentement explicite des utilisateurs.
Les avocats qui portent cette affaire accusent Samsung d'avoir transmis des informations sensibles à des tiers sans en informer correctement les propriétaires de Galaxy S22 Ultra. On parle de données de localisation, d'habitudes d'usage et même d'informations biométriques dans certains cas.
Des pratiques qui interrogent
Mais qu'est-ce qui a mis le feu aux poudres exactement ? D'après les documents préparatoires du recours, plusieurs utilisateurs ont découvert que leurs données étaient partagées avec des partenaires publicitaires sans qu'ils en soient vraiment conscients. Et on ne parle pas de données anonymisées, mais bien d'informations permettant de les identifier.
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Le plus gênant dans cette histoire, c'est que Samsung aurait continué ces pratiques même après que certains utilisateurs aient explicitement refusé le partage de leurs données. Vous imaginez un peu le tollé quand ça s'est su ?
L'ombre du RGPD européen
Bon, cette affaire se déroule aux États-Unis, mais elle pose des questions qui nous concernent aussi en Europe. Le RGPD est censé nous protéger de ce genre de dérives, mais les constructeurs trouvent parfois des zones grises pour contourner nos droits.
D'ailleurs, avez-vous déjà pris le temps de lire en détail les conditions d'utilisation de votre smartphone ? (Soyons honnêtes, personne ne le fait vraiment.) Ces documents font souvent plusieurs dizaines de pages et cachent parfois des autorisations que nous n'aurions jamais données en connaissance de cause.
Et c'est exactement ce que dénoncent les plaignants dans cette affaire. Ils estiment que Samsung a profité de la complexité de ces textes légaux pour obtenir des consentements qui n'en étaient pas vraiment.
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Samsung sur la défensive
De son côté, Samsung nie en bloc ces accusations. Le constructeur affirme respecter scrupuleusement les lois sur la protection des données et assure que tous les partages d'informations sont conformes aux autorisations données par les utilisateurs.
Mais les avocats des plaignants ont visiblement des preuves solides sous la main. Ils évoquent des documents internes qui montreraient que Samsung était parfaitement au courant des problèmes de consentement liés à ses pratiques de partage de données.
Cette nouvelle procédure pourrait coûter très cher au géant coréen si elle aboutit. On parle de millions de Galaxy S22 Ultra vendus dans le monde, et chaque utilisateur concerné pourrait toucher plusieurs centaines d'euros de dédommagement.
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Pour les propriétaires du smartphone, c'est l'occasion de faire valoir leurs droits face à des pratiques qu'ils jugent abusives. Reste à voir si cette seconde tentative sera plus fructueuse que la première.