Des smartphones troués de balles tombent du ciel en Géorgie
Le gouverneur adjoint de Géorgie Chris Carr mène la guerre aux drones de contrebande dans les prisons. Résultat ? Des téléphones criblés de balles s'écrasent un peu partout.
Vous pensiez avoir tout vu en matière de smartphones cassés ? Attendez de voir ce qui se passe actuellement en Géorgie. Chris Carr, candidat malheureux au poste de gouverneur, a déclaré la guerre aux drones qui livrent de la contrebande dans les prisons de l'État. Le problème, c'est que cette offensive fait des dégâts collatéraux plutôt inattendus.
Quand la lutte anti-drone tourne mal
Les autorités géorgiennes ont intensifié leurs efforts pour intercepter les drones utilisés par les détenus et leurs complices pour faire entrer illégalement des objets dans les établissements pénitentiaires. Parmi ces objets, les smartphones occupent une place de choix. Mais voilà le hic : au lieu de simplement neutraliser ces appareils volants, les forces de l'ordre les abattent à coups de fusil.
Et devinez quoi ? Les débris retombent quelque part. Les riverains commencent à retrouver des morceaux de téléphones portables dans leurs jardins, leurs toits, parfois même sur leur voiture. Le tout agrémenté de jolis trous de balle qui témoignent de la méthode employée pour stopper ces livraisons aériennes improvisées.
Des smartphones victimes collatérales
Bon, on peut comprendre la frustration des autorités face à ce phénomène. Les prisons américaines font face depuis des années à cette nouvelle forme de contrebande high-tech. Les détenus commandent des iPhones, des Samsung Galaxy ou d'autres modèles via leurs réseaux extérieurs, puis organisent des largages nocturnes dans les cours de récréation.
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Mais tirer à vue sur tout ce qui vole ressemble plus à du Far West qu'à une stratégie moderne de sécurité pénitentiaire. D'autant que ces téléphones valent souvent plusieurs centaines d'euros (même les modèles d'entrée de gamme se négocient à prix d'or en prison).
Et puis, il y a la question de sécurité pour les habitants. Un iPhone 15 qui vous tombe sur la tête après avoir été criblé de balles, ce n'est pas exactement ce qu'on appelle un atterrissage en douceur. Sans compter les projectiles perdus qui accompagnent cette pluie technologique.
Une approche qui interroge
Cette méthode soulève plusieurs questions. D'abord, existe-t-il vraiment pas d'alternative plus sophistiquée pour neutraliser ces drones ? Les technologies de brouillage électronique ou les filets de capture semblent pourtant plus adaptées que la bonne vieille méthode du tir au pigeon d'argile.
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Ensuite, que faire de tous ces débris électroniques qui s'éparpillent dans la nature ? Les batteries au lithium des smartphones ne sont pas vraiment ce qu'il y a de plus écologique quand elles finissent dispersées dans l'environnement.
Les habitants de la région commencent d'ailleurs à s'organiser sur les réseaux sociaux pour signaler leurs découvertes insolites. Certains plaisantent sur cette "manne technologique" qui leur tombe littéralement du ciel, même si l'état des appareils ne permet plus vraiment de les réparer (difficile de faire jouer la garantie constructeur quand votre écran présente des impacts de chevrotine).
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Cette situation rocambolesque illustre bien les défis que pose l'évolution technologique aux systèmes sécuritaires traditionnels. Quand les criminels adoptent les drones grand public, les autorités semblent parfois un peu démunies face à ces nouvelles menaces venues du ciel.